Classement Greenpeace : votre fournisseur d’énergie est-il vert ?

Publié le 28 novembre 2019 à 14h02 - Mis à jour le 28 novembre 2019 à 14h19
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C’est une question qui revient souvent. Puisqu’on ne peut pas distinguer un électron vert d’un électron gris, comment fait-on pour savoir si on consomme réellement de l’énergie verte ? Après tout, vous avez raison : si vous payez pour avoir de l’énergie verte, il y doit bien y avoir un moyen de s’assurer que votre fournisseur respecte ses engagements. Eh bien oui. Pour ça, il y a Greenpeace.

 

Le classement par Greenpeace

Chaque année, Greenpeace sort un classement des fournisseurs. Le but est de mettre en avant les fournisseurs qui proposent de l’énergie vraiment verte. Ils participent activement à la Transition Énergétique.
Ce n’est pas le cas de tous les fournisseurs, même s’ils se revendiquent verts. Grâce à ce classement, il est possible d’évaluer la tenue de leurs engagements.

Malgré le fort potentiel de la France en matière d’énergies renouvelables, notre pays est en retard.
Les fournisseurs tiennent un rôle important dans la transition énergétique. Ils ont non seulement la possibilité de l’accélérer, mais s’ils ne font rien, elle pourra aussi reculer.
Il ne faut cependant pas qu’ils fassent de grandes promesses sans les tenir.

C’est sur cela que repose le classement de Greenpeace.
Les fournisseurs qui ont mis en place de véritables actions sont récompensés. Ceux qui ne s’engagent pas sont en revanche en bas du classement.
Logique.

 

Les critères d’évaluation

Qui a été évalué ?

Les fournisseurs.
Cette information vous avait peut-être échappé, on ne sait jamais…

Les fournisseurs n’ont été évalués que s’ils entraient dans tous ces critères :

  • Ils doivent fournir les particuliers. Ceux ne travaillant qu’avec les entreprises et les collectivités ne sont pas dans le classement.
  • Ils étaient déjà sur le marché français en 2018. Ceux qui sont entrés après seront dans les classements des années qui viennent.
  • Ils fournissent les particuliers partout en France métropolitaine. Les ELD (Entreprises Locales de Distribution) qui ne sont actives que sur un territoire précis ne sont pas prises en compte.
  • Ils sont d’une taille suffisante. Les fournisseurs vraiment trop petits ne font pas partie du classement. Leurs données ne sont pas assez significatives.

Sur quoi ont-ils été évalués ?

Greenpeace les a passés à la loupe.

Il s’est beaucoup intéressé à leur politique dans sa globalité.
Leurs activités en France et en Europe ainsi que leurs investissements passés et prévus ont été décortiqués. Il s’est même attardé non seulement sur la société mère, mais également à ses filiales.

L’approvisionnement en électricité est le sujet principal de ce classement. Greenpeace s’est donc naturellement intéressé à cela.
Certains fournisseurs s’approvisionnent directement auprès des producteurs tandis que d’autres achètent uniquement sur les marchés de gros. Cela change la nature de l’électricité verte.

Les données prises en compte dans ce classement sont celles des années 2018 et 2019.
De plus, les fournisseurs ont été jugés sur l’ensemble de leurs offres, et pas seulement sur leurs offres vertes. De quoi mettre tout le monde sur un pied d’égalité.

 

Qui sont les bons, qui sont les mauvais ?

Et le trophée est attribué à …

Nous avons des ex-aequo !
Félicitations à Enercoop et à Planète Oui qui ont de superbes petits smileys verts au grand sourire sur les énergies renouvelables, les émissions de CO2 et même sur l’énergie nucléaire. Ou plutôt le non-nucléaire.

Enercoop conserve sa place en tête. Ce n’est même pas vraiment une surprise.
Planète Oui en revanche est une révélation. L’année dernière, ce fournisseur était « en bonne voie » selon ce même classement. Une ascension impressionnante !

La surprise (qu’on avait quand même vu venir par ici), c’est Plüm Énergie qui se fait remarquer par un passage de la catégorie « à la traîne » directement au tout vert. Chapeau. 🎓

Encore quelques efforts à faire pour…

Mint Énergie rejoint le rang des fournisseurs évalués cette année. Tout en haut de la catégorie « en bonne voie ». Encore quelques efforts à faire sur les énergies renouvelables et le nucléaire. Les investissements sont déjà au programme, ça ira vite !

Ekwateur reste dans la même catégorie. Il continue d’acheter l’électricité de ses clients à des petits producteurs d’hydroélectricité, mais également sur les marchés de gros où se trouve une quantité importante d’électricité d’origine nucléaire.

Ceux qui traînent…

Nous voyons de nombreux fournisseurs apparaître dans cette catégorie cette année : Green Yellow et son partenaire Cdiscount Énergie. Leclerc Énergies, Ohm Énergie et Butagaz entrent dans la place. Nous attendrons de voir leur évolution, on ne peut quand même pas être parfait du premier coup !

C’est Énergem qui se fait remarquer ici… car il est descendu. Au classement 2018, il se trouvait dans les espoirs de l’énergie verte, et il est descendu d’un cran cette année. Il a cependant des plans d’investissements dans les énergies renouvelables en cours. On peut peut-être s’attendre à le voir remonter l’année prochaine !

Bonnets d’âne

Nous retrouvons les fournisseurs historiques avec un bonnet d’âne : EDF et Engie ainsi que leurs filiales Sowee et Happ-e.

Total Direct Énergie reste à la même place que l’année dernière. Eni, Vattenfall et Iberdrola rejoignent le classement cette année et reçoivent le carton rouge Greenpeace.

 

Vos questions en 20 secondes

Qui sont les fournisseurs d’énergie vraiment verts ?

Selon le classement Greenpeace de novembre 2019, Énercoop et Planète Oui sont les deux fournisseurs 100% verts.
Ils sont entourés d’UrbanSolar, Ilek et Plüm Énergie dans ce beau champ d’éoliennes et de panneaux solaires.

Greenpeace a-t-il un classement pour les fournisseurs d’électricité ?

Greenpeace a diffusé en novembre 2019 son classement des fournisseurs d’électricité verts, pas verts ou rouges. Vous pourrez en apprendre davantage dans cet article. 

 

Tiffany Duflot

Ennemie de la paperasse et des musiques d'attente, Tiffany rejoint Olawatt dès 2019 pour illuminer le côté obscur des contrats gaz et électricité.

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